Assistants familiaux, vous faites l'objet d'une procédure d'information préoccupante, les enfants sont retirés, votre agrément est suspendu et la police vous convoque ? Trois procédures s'ouvrent sur les mêmes faits, avec trois autorités différentes, et vos premières déclarations pèseront sur chacune d'elles.

Maître Paul Bru, avocat pénaliste, défend les assistants familiaux accusés de maltraitance devant les enquêteurs, le tribunal correctionnel, la cour d'assises et le tribunal administratif, à Toulouse et partout en France.
Défendez-vous dès la convocation avec un avocat pénaliste dédié aux assistants familiaux
Un avocat pénaliste intervient dès la convocation, assiste à chaque audition, obtient les dossiers pénal et administratif, et plaide devant le tribunal correctionnel ou la cour criminelle. Lorsqu'il pratique aussi le droit administratif, il conteste en même temps la suspension et le retrait d'agrément devant le tribunal administratif, avec une ligne unique. Le cabinet de Maître Paul Bru conduit les deux défenses ensemble, depuis la première audition jusqu'au tribunal administratif.
Sans avocat / Avec avocat
Sans avocat
- Audition seul, déclarations reprises partout
- Parole de l'enfant jamais remise en contexte
- Aucune demande d'acte d'enquête
- Composition pénale acceptée sans mesurer l'effet sur l'agrément
Avec avocat
- Assistance dès la convocation
- Chronologie, écrits de l'ASE, expertises
- Actes d'enquête demandés
- Choix procéduraux pesés sur les deux fronts
Figure 1 : Assistant familial accusé : l'apport d'un avocat pénaliste
Les premières heures : convocation, audition libre, garde à vue
La première audition par la brigade des mineurs ou la gendarmerie, en audition libre ou en garde à vue, est le moment où l'assistant familial fixe sa version des faits. Tout ce qui est dit sera repris dans le dossier pénal et dans le dossier administratif.
Ce qui change pour un assistant familial : employeur informé, enfants retirés, agrément suspendu
L'assistant familial accusé voit son employeur informé de la mesure, les enfants accueillis retirés et son agrément suspendu dès les premiers jours. Les déclarations faites en audition seront lues par la commission consultative paritaire départementale ; les observations déposées devant cette commission pourront être lues par le parquet. La convocation d'un assistant familial par la police ou la gendarmerie appelle donc une préparation particulière.
Ne jamais répondre seul
L'audition libre comme la garde à vue ouvrent droit à l'assistance d'un avocat, qui prend connaissance des faits reprochés, s'entretient avec la personne avant l'audition et assiste aux interrogatoires. Un assistant familial qui se présente seul, persuadé qu'une explication franche suffira, peut livrer des éléments qui seront retournés contre lui dans les deux procédures.
Quelles infractions peuvent être reprochées à un assistant familial accusé de maltraitance ?
Les qualifications retenues par le parquet dépendent des faits décrits : violences physiques, privations ou négligences, violences psychologiques, agressions sexuelles. Le Code pénal aggrave ces infractions lorsque la victime est un mineur de quinze ans et lorsque l'auteur est une personne ayant autorité sur elle, ce qui est le cas de l'assistant familial à l'égard de l'enfant confié.
Après une accusation : quelle procédure ?
Figure 2 : Accusation contre un assistant familial : pénal ou administratif, souvent les deux
Violences sur mineur par une personne ayant autorité
Les violences volontaires sur un mineur de quinze ans, commises par une personne ayant autorité, sont punies plus sévèrement que les violences ordinaires, quelle que soit la durée de l'incapacité de travail de l'enfant. La qualification de violences habituelles peut être retenue lorsque les faits se répètent.
Violences éducatives, privations, négligences
Les privations de soins ou d'aliments et les négligences compromettant la santé du mineur sont des délits distincts, souvent reprochés à partir des conditions d'accueil constatées par les services sociaux.
Agressions sexuelles et viol : la cour criminelle départementale
Les accusations d'agression sexuelle ou de viol sur un enfant confié conduisent à une information judiciaire, à une mise en examen et, en cas de renvoi, un procès devant la cour criminelle départementale ou la cour d'assises. Une détention provisoire peut être demandée dans ces dossiers. La défense s'organise alors pendant l'instruction judiciaire : demandes d'actes, expertises, confrontations.
Présomption d'innocence et suspension d'agrément : deux logiques, une seule ligne de défense
La présomption d'innocence s'impose au juge pénal, pas au président du conseil départemental : un agrément peut être suspendu puis retiré avant toute décision de justice, dès que le département dispose d'informations plausibles et graves et qu'il motive sa propre appréciation. À l'inverse, un classement sans suite ou une relaxe n'obligent pas le département à restituer l'agrément. L'articulation entre la procédure pénale et la suspension d'agrément commande la stratégie : ce qui est plaidé devant le parquet doit pouvoir être plaidé devant le tribunal administratif.
Une échéance approche ?
Maître Bru reçoit personnellement chaque appel : réponse sous 24h.
Comment se défendre : parole de l'enfant, expertises, témoins, dossier de l'ASE ?
La défense d'un assistant familial repose sur la reconstitution du contexte : qui a recueilli la parole de l'enfant, dans quelles circonstances, avec quels mots, et ce que disaient les écrits antérieurs du service sur l'enfant et sur la famille d'accueil.
L'accès au dossier et la stratégie de défense
Un avocat obtient l'accès au dossier pénal aux étapes où la loi le permet, demande les actes utiles (audition de témoins, expertise médico-légale, confrontation), et réclame en parallèle au département la communication du dossier administratif, rapports d'évaluation et comptes rendus de visite compris. La cohérence entre les deux dossiers est vérifiée avant chaque audition. La défense décrit les faits et le contexte ; elle ne se construit pas sur une contestation de principe de la parole de l'enfant.
L'issue de la procédure : classement, alternatives, jugement
L'enquête se termine par un classement sans suite, une alternative aux poursuites (rappel à la loi, composition pénale), une convocation devant le tribunal correctionnel ou, pour les faits les plus graves, une information judiciaire puis un renvoi. Chaque issue a des conséquences propres sur l'agrément, l'emploi et le casier.
Effets sur l'agrément, l'emploi et le casier judiciaire
Une condamnation, même sans inscription au bulletin n° 2, peut justifier le retrait d'agrément et le licenciement. Une composition pénale ou une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, parfois proposées pour clore rapidement une affaire, valent reconnaissance des faits et sont lues comme telles par le département : leur acceptation se décide avec l'avocat au regard des deux procédures. Un classement sans suite laisse une trace au fichier des antécédents judiciaires, dont l'effacement se demande ensuite, et le casier judiciaire de l'assistant familial est contrôlé à chaque renouvellement d'agrément.
Accusation de maltraitance contre un assistant familial : trois procédures sur les mêmes faits
Une accusation de maltraitance visant un assistant familial met en cause un professionnel de la protection de l'enfance à propos d'un enfant que l'aide sociale à l'enfance lui a confié. Le département, employeur et autorité d'agrément au titre du Code de l'action sociale et des familles, est à la fois celui qui recueille l'alerte, celui qui retire les enfants qu'il avait choisi de confier et celui qui transmet au parquet.
Des enfants confiés par l'aide sociale à l'enfance, une parole d'enfant au centre
Les enfants accueillis en placement familial ont souvent connu des violences avant leur arrivée dans la famille d'accueil ; leurs propos, recueillis par un travailleur social, un enseignant ou un médecin, déclenchent la plupart des accusations. Cette parole peut être exacte, déformée, influencée par les parents biologiques ou par une rétractation ultérieure. Son analyse, confrontée aux écrits antérieurs de l'aide sociale à l'enfance, aux comptes rendus de visite et aux certificats médicaux, est le cœur de la défense.
Trois procédures en parallèle : information préoccupante, agrément, enquête pénale
L'information préoccupante visant l'assistant familial est évaluée par les services sociaux du conseil départemental ; la suspension d'agrément est prononcée en cas d'urgence par le président du conseil départemental, pour une durée limitée par la loi ; l'enquête pénale est conduite par la police ou la gendarmerie sous l'autorité du procureur de la République. Les trois avancent à des rythmes différents et s'alimentent mutuellement : les procès-verbaux d'audition sont versés au dossier administratif, le rapport d'évaluation est transmis au parquet.
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