Logo PB, Maître Paul Bru Maître Paul Bru
Avocat pénaliste
06 58 52 20 37

En sursis, peut-on voyager, travailler ou déménager ? Vos obligations

Appeler maintenant

Vous avez été condamné avec sursis et un projet se présente : un voyage à l'étranger, un nouvel emploi, un déménagement dans une autre ville ? La réponse dépend de la peine prononcée par la juridiction de jugement et des obligations inscrites dans votre condamnation. Un sursis simple ne vous impose rien ; un sursis probatoire vous oblige à informer le juge, et la juridiction qui vous a condamné peut y avoir attaché une interdiction de quitter le territoire. Maître Paul Bru, avocat pénaliste à Toulouse, sécurise ces démarches pour les personnes sous probation, à Toulouse et partout en France.

Voyager ou travailler sous sursis probatoire : les autorisations du juge de l'application des peines

Sous probation, vous avez un projet : le cabinet sécurise la démarche

La bonne question n'est pas « ai-je le droit ? » mais « que dois-je faire pour en avoir le droit ? ». Le cabinet de Maître Bru vérifie les obligations de votre jugement, prépare la déclaration ou la demande d'autorisation adressée au juge de l'application des peines (JAP) et, lorsqu'une obligation devenue incompatible avec votre situation doit être modifiée, saisit le Juge sur le fondement de l'article 741-2 du Code de procédure pénale. Une demande déposée avant le départ ou le changement se discute ; un départ constaté après coup se sanctionne.

Un projet sous sursis probatoire : voyage, emploi, déménagement

Le changement est-il déclaré ou autorisé par le JAP ?
OUIProjet sécurisésuivi maintenu, obligations adaptées
NONManquementrappel, prolongation ou révocation

Figure 1 : Déclarer ou faire autoriser un changement de situation : deux issues opposées

Sursis simple : en droit pénal, une vie libre à une seule condition

Le sursis simple suspend l'exécution de la peine d'emprisonnement sans aucune mesure de contrôle. La personne que le tribunal a condamnée n'a ni rendez-vous au service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP), ni déclaration à faire, ni autorisation à demander : elle peut voyager, y compris hors de France, changer d'emploi et déménager librement. Sa seule obligation est négative : ne pas commettre de nouveau délit pendant le délai d'épreuve, qui court du jour où la décision est devenue définitive, faute de quoi la juridiction de jugement qui prononcerait une nouvelle peine pourrait décider de révoquer le sursis. Aucune sanction n'est encourue pour un voyage ou un changement d'emploi. Une peine de prison avec sursis simple ne pose donc pas de question de voyage ou de travail, mais une question de conduite. Le pays de destination peut, lui, exiger un visa et interroger sur les condamnations : cette question relève de ses propres règles, non du sursis.

Peut-on voyager à l'étranger pendant le sursis probatoire ?

Oui, en principe, mais pas sans formalité. La probation comporte des mesures de contrôle qui concernent directement les déplacements, et le tribunal peut y ajouter une interdiction.

Informer le juge de tout déplacement à l'étranger

Parmi les mesures de contrôle de l'article 132-44 du Code pénal, la personne condamnée doit informer préalablement le juge de l'application des peines de tout déplacement à l'étranger. Il s'agit d'une information, pas d'une demande d'accord : le voyage reste possible, car le tribunal qui a décidé de condamner sans interdiction n'a pas entendu l'empêcher, mais le Juge doit en être avisé avant le départ, en pratique par l'intermédiaire du conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation. Un voyage non signalé est un manquement, même s'il s'est bien passé.

L'interdiction de quitter le territoire national comme obligation particulière

La juridiction de jugement ou le Juge peuvent aller plus loin et imposer, parmi les obligations particulières de l'article 132-45 du Code pénal, l'interdiction de quitter le territoire national sans autorisation. Cette interdiction est fréquente lorsque l'infraction punie a un lien avec l'étranger ou lorsque le tribunal redoute une fuite. Dans ce cas, le voyage suppose de faire la demande au JAP, suffisamment à l'avance et de façon motivée : raison professionnelle, familiale ou médicale, dates, lieu de séjour. Partir malgré l'interdiction expose à la révocation.

Les déplacements prolongés en France

Le même article impose de prévenir le SPIP de tout changement de résidence et de tout déplacement dont la durée excède le seuil fixé par la loi. Un long séjour chez un proche, une mission ou une saison de travail dans une autre région doivent donc être signalés, pour que les convocations et les visites du service puissent se poursuivre.

Une échéance approche ?

Maître Bru reçoit personnellement chaque appel : réponse sous 24h.

Appeler maintenant

Peut-on travailler pendant la probation ?

Non seulement on le peut, mais c'est souvent une obligation : la juridiction ne peut prononcer une peine assortie d'une obligation d'activité sans que la personne cherche ou conserve un emploi. Le travail est au cœur de la probation, et les règles concernent le maintien de l'activité comme ses changements.

L'obligation d'exercer une activité ou de suivre une formation

La juridiction qui prononce la peine peut imposer, au titre de l'article 132-45 du Code pénal, l'obligation d'exercer une activité professionnelle ou de suivre un enseignement ou une formation. La perte d'un emploi n'est pas en elle-même un manquement, mais l'absence de recherche active peut être relevée par le SPIP. Les justificatifs (contrat, attestations, inscription à une formation) doivent être fournis au conseiller qui les demande.

Changer d'emploi : prévenir le service pénitentiaire

Tout changement d'emploi doit être déclaré au SPIP, en application de l'article 132-44 du Code pénal. Si le nouvel emploi fait obstacle à une autre obligation (conditions de travail incompatibles avec des soins, déplacement dans une autre région, activité interdite), l'accord préalable du Juge est requis. Un avocat vérifie la compatibilité et prépare la demande.

Les activités interdites en raison de l'infraction

La condamnation peut comporter l'interdiction d'exercer l'activité professionnelle dans le cadre ou à l'occasion de laquelle le délit a été commis, ou une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs. Accepter un poste qui tombe sous une telle mesure constitue un manquement, même si l'employeur n'en sait rien. Une suspension ou une annulation du permis de conduire prononcée avec la peine peut aussi rendre un emploi impossible. Il faut relire le jugement avant de signer un contrat.

Déménager ou changer de situation : les autorisations du juge

Un changement de résidence doit être déclaré au SPIP. Lorsqu'il fait obstacle à l'exécution des obligations, par exemple parce qu'il éloigne la personne d'un lieu de soins imposé ou la rapproche d'un lieu ou d'une personne interdits, il requiert l'accord préalable du juge de l'application des peines. Un déménagement dans un autre ressort entraîne le transfert du dossier à un nouveau JAP et à un nouveau SPIP, sans interruption des obligations. Lorsqu'une obligation ne peut plus être exécutée, la solution n'est pas de l'ignorer mais d'en demander la modification au Juge, qui peut la supprimer, l'adapter ou la remplacer.

Partir ou changer de situation sans prévenir : ce que vous risquez

Un déplacement à l'étranger non signalé, une sortie du territoire malgré la mesure prononcée, un déménagement ou un changement d'emploi non déclarés sont des manquements aux mesures de contrôle. Le SPIP en rend compte au Juge, qui peut convoquer la personne pour un rappel aux obligations, prolonger la probation ou décider de révoquer le sursis : la révocation du sursis rend la peine d'emprisonnement exécutoire. En cas d'absence aux convocations, l'article 712-17 du Code de procédure pénale permet au JAP de délivrer un mandat d'amener, voire un mandat d'arrêt si la personne est en fuite ou réside à l'étranger. La convocation devant le JAP pour révocation du sursis probatoire est alors l'audience où tout se joue, et elle se prépare avec un avocat.

Questions fréquentes

Peut-on prendre l'avion et partir en vacances à l'étranger pendant la probation ?

Oui, à condition d'en informer le juge de l'application des peines avant le départ, par l'intermédiaire du SPIP. Si la condamnation comporte une interdiction de quitter le territoire, il faut obtenir l'accord du juge avant de réserver.

La police aux frontières voit-elle que je suis sous sursis ?

Une condamnation avec sursis n'est pas, en elle-même, inscrite dans les fichiers consultés aux frontières. En revanche, une interdiction de quitter le territoire prononcée comme obligation peut y être inscrite, et son non-respect est constaté. Les douaniers et la police peuvent alors signaler le départ au juge.

Combien de temps durent les obligations de la probation ?

Pendant tout le délai de probation fixé par le tribunal, dans les bornes prévues par la loi, à compter du jour où la condamnation est devenue définitive. Le juge de l'application des peines peut prolonger ce délai en cas de manquement, ou mettre fin à la mesure de façon anticipée lorsque le reclassement est acquis.

Peut-on faire lever une interdiction de quitter le territoire ?

Oui. Le juge de l'application des peines peut modifier ou supprimer une obligation particulière, d'office ou à la demande de la personne condamnée, après avis du procureur de la République. La demande peut être présentée à tout moment ; elle doit être justifiée par un projet précis et par le respect des autres obligations.

Peut-on travailler à l'étranger pendant la probation ?

Un travail à l'étranger suppose un déplacement durable, incompatible avec les convocations et visites du SPIP sans décision du juge. Il faut saisir le juge de l'application des peines d'une demande de modification des obligations avant tout engagement.

Besoin d'un avocat pénaliste ?

Maître Bru · Toulouse · Réponse sous 24h

Appeler Maître Bru

ou composez directement le 06 58 52 20 37

Demandez à être rappelé en un clic

Maître Paul Bru, avocat au barreau de Toulouse

Maître Paul Bru

Avocat au barreau de Toulouse · droit pénal

Le Cabinet de Maître Paul Bru assure la défense des personnes mises en cause en matière pénale, à Toulouse et dans toute la France. Garde à vue, comparution, instruction, aménagement de peine : une défense disponible à chaque étape de la procédure.

Le cabinet · Annuaire des avocats de Toulouse · LinkedIn

Poursuivre la lecture

Ce que disent les clients du cabinet
5,0sur 5

93 avis Google

Voir les avis sur Google →
Appeler · 06 58 52 20 37